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Première chaire philanthropique de recherche sur la sclérose latérale amyotrophique (SLA)

Le professeur Kessen Patten

Une première chaire philanthropique de recherche sur la sclérose latérale amyotrophique (SLA) voit le jour grâce à un don d’un million de dollars de la part de la Fondation Famille Manouk Djoukhadjian II, à la Fondation Armand-Frappier.

Cette nouvelle chaire de recherche, la Chaire Philanthropique Anna Sforza Djoukhadjian, sera financée par un fonds de dotation et dirigée par le professeur Kessen Patten, chercheur en génétique et maladies neurodégénératives au  Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie de l’Institut national de recherche scientifique (INRS). Depuis 2015, le professeur Patten dirige un programme reconnu de recherche sur la SLA qui vise le développement d’approches thérapeutiques pour contrer cette maladie.

La SLA, aussi connue sous le nom de la maladie de Lou Gehrig ou de Charcot, touche plus de 200 000 personnes dans le monde, dont 3000 au Canada. C’est une maladie neurodégénérative incurable qui s’attaque aux neurones responsables du bon fonctionnement des muscles. La SLA cause la mort progressive de ces motoneurones conduisant à la perte de l’usage des muscles, la paralysie et, ultimement, la mort.

 « Il existe des médicaments qui aident à ralentir la progression de la SLA, mais leurs effets restent modestes. Grâce à ce don majeur, nous allons pouvoir poursuivre nos recherches afin de découvrir des médicaments efficaces qui peuvent préserver ou sauver les neurones qui contrôlent les mouvements musculaires chez des patients atteints de la SLA », avance le professeur Patten.

 « Ce financement nous permettra de jouer un rôle clé dans l’effort international visant à trouver un traitement pour la SLA », ajoute le chercheur qui collabore déjà avec des équipes à Montréal, dont l'Institut et hôpital neurologique de Montréal (Neuro), et en Californie.

Les recherches du professeur Patten et de son équipe à l’INRS porteront sur le développement et l’utilisation de modèles de poissons-zèbres ainsi que des motoneurones en culture provenant de patients pour mieux contrôler la maladie.

 « Notre objectif est de cibler des composés thérapeutiques prometteurs à travers la technique connue sous le nom de “criblage” et de transposer ces découvertes en essais cliniques chez l’humain », explique le professeur Patten.

La création de la Chaire Philanthropique Anna Sforza Djoukhadjian permettra de mener des recherches entièrement consacrées à la SLA, et plus particulièrement, de développer des médicaments et de nouveaux traitements. 

« Je ne voulais pas que cela arrive à d’autres familles. D’où ma décision d’entreprendre un projet concret et positif ayant pour objectif de ralentir, d’arrêter, voire d’éliminer cette maladie impitoyable, confie M. Manouk Djoukhadjian, dont l’épouse est décédée de la SLA en 2018. Ce but ne peut être atteint qu’en supportant les activités de recherche menées par des chercheurs dévoués qui partagent notre détermination à lutter contre la bête. »

Chaque année, 1 000 Canadiens apprendront qu’ils sont atteints de la SLA. Puisqu’il n’existe toujours aucun traitement, un décès survient dans les deux à cinq ans après avoir reçu le diagnostic pour 80 % des cas.1 Au Canada, la SLA est la maladie neurologique causant le plus de décès.


Source :
Service des communications
INRS, 27 janvier 2020

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