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Subvention de l’Agence spatiale canadienne pour réaliser une recherche sur les écosystèmes côtiers

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Image du satellite Landsat de la péninsule de Manicouagan.

2019-04-29

Subvention de l’Agence spatiale canadienne pour réaliser une recherche sur les écosystèmes côtiers

L’Université du Québec à Rimouski a été choisie par l’Agence spatiale canadienne pour réaliser une recherche sur les écosystèmes côtiers peu profonds à l’aide d’une nouvelle technologie en télédétection. Pêches et Océans Canada est également partenaire de ce projet de près de 600 000 $.

Ce projet de recherche est dirigé par le professeur en géographie Simon Bélanger. « C’est la première fois que l’UQAR soumet une proposition et se voit octroyer une subvention dans le cadre du programme Vols et investigations-terrain en technologies et sciences spatiales (VITES) de l’Agence spatiale canadienne. La compétition pour ce concours national était très forte. L’obtention de ce financement est une reconnaissance importante de la qualité des travaux réalisés par les chercheuses et les chercheurs de l’UQAR », indique le recteur Jean-Pierre Ouellet.

Les travaux de recherche seront concentrés sur la péninsule de Manicouagan, sur la rive nord de l’estuaire du Saint-Laurent. Une importante collecte de données aura lieu en août prochain à l’aide d’une nouvelle caméra de télédétection hyperspectrale développée pour l’Agence spatiale canadienne. « Nos travaux visent à faire une démonstration technologique en prévision d’une future mission spatiale (WaterSat), en plus d’améliorer les outils de cartographie des écosystèmes marins et côtiers », explique le professeur Simon Bélanger. « Ils vont aussi permettre de développer nos connaissances sur les écosystèmes côtiers peu profonds, soit les écosystèmes à moins de 10 mètres de profondeur qui sont difficilement accessibles par la voie maritime. »

Particulièrement sensibles aux changements environnementaux, ces écosystèmes jouent un rôle majeur à l’équilibre des milieux côtiers. « Les herbiers côtiers par exemple sont souvent des pouponnières à poissons caractérisées par une forte biodiversité et ils ont la capacité à capter et stocker le carbone. Le défi pour les chercheurs, c’est d’avoir les outils pour être en mesure de suivre leur évolution et de s’assurer de les préserver », mentionne le professeur Bélanger.

L’équipe du professeur Bélanger est notamment formée des professeurs Pascal Bernatchez et Christian Nozais, de l’UQAR, de la professeure Fanny Noisette, de l’UQAR-ISMER, d’autres membres du regroupement Québec-Océan et de plusieurs collaborateurs œuvrant dans les ministères fédéraux, comme l’Institut Maurice-Lamontagne. Une demi-douzaine d’étudiantes et d’étudiants à la maîtrise en géographie et en biologie, au doctorat en sciences de l’environnement et des stagiaires postdoctoraux se joindront à l’équipe. Les travaux se dérouleront jusqu’en 2022. L’Agence spatiale canadienne finance ce projet d’envergure à la hauteur de près de 400 000 $ et Pêches et Océans Canada à près de 200 000 $ par le biais du Plan de protection des océans.  

À propos de l’Université du Québec à Rimouski

L’UQAR est une université du réseau de l'Université du Québec historiquement arrimée aux réalités des milieux qu'elle dessert. Elle offre des programmes de formation à tous les cycles dans des disciplines variées à près de 6700 étudiants et se distingue par l’accessibilité et la qualité de ses formations ainsi que l'encadrement des étudiants. Elle se démarque par son rayonnement en recherche notamment autour de ses trois axes d'excellence que sont les sciences de la mer, le développement régional et la nordicité.

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Source :
Jean-François Bouchard
UQAR, 29 avril 2019

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