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Trois diplômées de l’INRS se lancent en affaires

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De gauche à droite : Claudie Ratté-Fortin, Patricia Gomez et Anne Carabin.
Crédit : Alexander Ortiz 

2020-02-13

Trois diplômées de l’INRS se lancent en affaires

La jeune pousse Clean Nature démarre officiellement comme entreprise. Les trois diplômées de l’INRS à l’origine du projet seront soutenues dans leur démarche par l’incubateur Climate Ventures, grâce au Défi techno Génération H2O qu’elles ont remporté en janvier 2020.

Tout a commencé autour d’un café en après-midi. Anne Carabin, Patricia Gomez et Claudie Ratté-Fortin, diplômées de l’INRS, réfléchissaient à une innovation pour le défi AquaHacking 2019. L’idée prend forme : un outil qui permet de réduire les quantités de sels épandues sur les routes pour contrer la contamination des sources d’eau douce avoisinantes. Leur projet, baptisé GuIA, remporte le 2e prix de la compétition

Un projet prometteur pour réduire l’épandage de sel 

C’est le début de la jeune pousse Clean Nature et les trois jeunes entrepreneuses n’avaient aucune idée de l’ampleur que le projet allait prendre. À peine 5 mois après AquaHacking, elles arrivent dans le monde des affaires. « C’est officiel ! Nous serons bientôt dans le registre des entreprises », lance Patricia Gomez.

Le prix Défi techno Génération H2O du Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada), remporté en janvier, soutient les quatre meilleurs projets visant à réduire l’effet des milieux urbains sur les écosystèmes aquatiques. Les trois diplômées étaient agréablement surprises de gagner, mais elles connaissaient le potentiel de leur outil. 

« On savait qu’on pouvait aller loin. L’idée est bonne et la problématique soulève beaucoup d’intérêt », soutient Anne Carabin. 

« C’est facile de démontrer la pertinence de notre technologie pour réduire l’effet du sel de déglaçage, une problématique pour les écosystèmes aquatiques », renchérit Patricia Gomez.

Un accompagnement sur mesure

Le prix de WWF-Canada comprend un montant de 18 000 $ qui sera réinvesti dans l’optimisation de GuIA et le développement de l’entreprise. En plus, Clean Nature passera 6 mois dans l’incubateur de jeunes pousses Climate Ventures : Earth Tech dirigé par Centre for Social Innovation’s (CSI) où elles vont bénéficier d’un bon encadrement des affaires, avec un suivi aux deux semaines et des échéanciers.

Des appréhensions face à l’incubateur ? « Nous n’avons pas d’appréhensions, mais plutôt des attentes face à cette opportunité qui nous permettra d’amener notre projet à un autre niveau », lance en souriant Patricia Gomez. Le réseautage fera partie intégrante de l’expérience. « Ce sera très enrichissant. On va pouvoir voir et interagir avec les autres compagnies en environnement qui participent à l’incubateur », rapporte-t-elle. La période d’incubation culmine avec des présentations aux investisseurs, bailleurs de fonds et partenaires potentiels. 

En parallèle, les jeunes entrepreneuses souhaitent développer l’interface de leur outil. Elles voudraient aussi lancer des projets pilotes pour optimiser leur modèle. Déjà, elles ont été approchées par des entreprises. « Le projet prend de plus en plus d’ampleur alors on veut agrandir l’équipe pour pallier la charge de travail », confie Claudie Ratté-Fortin.

En plus de Climate Ventures, Clean Nature continue de recevoir le soutien et l’accompagnement de AquaHacking et de l’incubateur Apollo 13 de Spektrum. Les trois diplômées de l’INRS se considèrent chanceuses d’avoir autant d’accompagnement dans leur aventure entrepreneuriale qui s’annonce prometteuse. 

Source :
Service des communications
INRS, 10 février 2020

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