Utilisation des machines en milieu hospitalier : la gestion des risques est souvent déficiente

2018-05-08

Utilisation des machines en milieu hospitalier : la gestion des risques est souvent déficiente

Le personnel non soignant œuvrant dans les hôpitaux est appelé à utiliser différentes machines, qu’il s’agisse d’outils servant à la maintenance des bâtiments, de trancheurs à viande dans les cuisines ou de sécheuses industrielles dans les buanderies. Mais les mesures de sécurité entourant l’usage de ces machines sont-elles adéquates? Une étude exploratoire auprès d’hôpitaux du Québec, menée à l’École d’ingénierie de l’UQTR, révèle que ces mesures laisseraient à désirer et que les pratiques de gestion des risques pourraient être bonifiées.

Jean-Claude Tremblay (à gauche), diplômé à la maîtrise en génie industriel (concentration en sécurité et hygiène industrielles) de l’UQTR, en compagnie du professeur François Gauthier, membre du Département de génie industriel et directeur de l’École d’ingénierie.

Cette étude, dont les résultats ont été publiés récemment dans le journal Safety Science, a été réalisée par Jean-Claude Tremblay, pour son projet de maîtrise en génie industriel (concentration en sécurité et hygiène industrielles). M. Tremblay – aujourd’hui diplômé – a mené ses travaux sous la direction du professeur en génie industriel François Gauthier.

« Dans le secteur manufacturier, les pratiques de gestion des risques liés à l’utilisation des machines sont bien implantées et documentées, explique le professeur Gauthier. Du côté du secteur hospitalier, les études existantes s’intéressent surtout aux risques encourus par le personnel soignant. Cependant, peu de recherches ont été effectuées sur la sécurité des machines utilisées par le personnel non soignant, d’où l’intérêt de l’étude menée par Jean-Claude.»

Cueillette d’information

Sur les 25 hôpitaux québécois sollicités pour participer à cette étude exploratoire, 5 établissements ont ouvert leurs portes à Jean-Claude Tremblay. Ce dernier a pu ainsi rencontrer des responsables en santé et sécurité du travail ainsi que des gestionnaires et employés œuvrant dans des secteurs où sont utilisées différentes machines. Il a recueilli les commentaires de ces personnes sur la gestion des risques liés à l’usage de ces machines, à l’aide de questionnaires spécifiques et d’opinion qu’il a lui-même rédigés.

Le chercheur a aussi effectué des visites d’observation dans les hôpitaux participants, répertoriant les machines en place et prenant des photographies des lieux. Il a également fait la cueillette de la documentation disponible dans chaque établissement, au sujet de la santé et la sécurité des travailleurs.

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Source :
Françoise Descoteaux
UQTR, 7 mai 2018

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