De l’intégration des écoles normales à la collaboration interuniversitaire

Présidence : Pierre Doray (Université du Québec à Montréal)

Rupture ou continuité : bilan d’une réflexion sur la formation des maîtres à l’Université du Québec

Michel Allard (Université du Québec à Montréal) et Félix Bouvier (Université du Québec à Trois-Rivières)

RÉSUMÉ

Les articles 3 et 30 de la loi  créant en 1968  l’Université du Québec et ses constituantes stipulent que l’une et les autres doivent notamment « … contribuer à la formation des maîtres », cela dans le contexte du démantèlement des écoles normales qui assuraient cette fonction jusqu’alors. Cinquante ans  plus tard, nous nous interrogeons sur les motifs qui ont incité le législateur à inscrire  cet objet tout  à fait inédit  dans la définition d’une institution universitaire. Nous examinerons les conséquences qui en ont découlé, tout en traçant des lignes de force qui ont marqué ces cinq décennies. L’Université du Québec à Montréal  ainsi que l’Université du Québec à Trois-Rivières nous serviront de cas de figure.

PowerPoint accompagnant la présentation

Le développement en réseau de programmes de cycles supérieurs à l’Université du Québec

Jean Bernatchez (Université du Québec à Rimouski)

RÉSUMÉ

Entre 1989 et 2003, j’ai accompagné des équipes de professeurs de l’Université du Québec dans la création de programmes conjoints de cycles supérieurs. Deux raisons motivent alors ce type de développement. (1) La programmation de premier cycle est déjà en place et stabilisée, mais l’essor de la recherche commande un développement de la programmation aux cycles supérieurs. (2) L’Université du Québec est un réseau, aussi possède-t-elle les outils qui facilitent la constitution de masses critiques de professeurs, la création et la gestion de programmes conjoints. L’expérience est tentée avec succès dans les années 1970 avec la création de sept programmes réseau de premier cycle. Ces programmes sont ensuite offerts de façon autonome, parce que la concertation se présente alors comme une étape vers l’autonomie. Aux études de cycles supérieurs, la concertation est davantage un phénomène structurel. Le partage du leadership est une de ses caractéristiques, mais cette possibilité d’influer sur l’évolution du programme peut être variable et pondérée. L’Université du Québec invente alors un vocabulaire et des pratiques témoignant des nombreuses déclinaisons du modèle (programmes réseau, conjoints, en extension, en association). Dans ma communication, je présenterai et je mettrai en contexte ce phénomène.

PowerPoint accompagnant la présentation

Politiques de collaboration interuniversitaire en matière de formation : trois exemples relatifs à des universités francophones canadiennes

Martin Maltais (Université du Québec à Rimouski) et Geneviève Sirois (Université de Montréal)

RÉSUMÉ

Cette communication présente les résultats préliminaires d’une étude exploratoire des politiques de collaboration interuniversitaire portant sur des activités de formation, permettant de répondre à la question suivante : comment se déploient les collaborations interuniversitaires en matière de formation dans les cas où l’on compte au moins un établissement francophone issu du Canada?

La collaboration interinstitutionnelle est devenue un moyen pour les universités de développer de nouvelles possibilités et d’affronter le défi de répondre à la demande croissante de la société sans nécessairement avoir les ressources pour le faire. Cette collaboration permet aux universités d’unir leurs ressources afin de produire de nouvelles combinaisons de services, de produits et d’expertises, mais également d’élargir l’éventail des possibilités, de faire des économies, d’attirer des étudiants et de se positionner avantageusement dans un milieu compétitif.

Pour atteindre notre objectif, nous collectons actuellement des données publiquement accessibles permettant de décrire trois cas de collaboration interuniversitaire en matière de formation : 1) une collaboration entre au moins deux universités francophones du Canada, 2) une collaboration entre une université francophone du Canada et au moins une université anglophone du Canada et 3) une collaboration entre une université francophone du Canada et au moins une université francophone dont le siège social se situe à l’extérieur du Canada.

PowerPoint accompagnant la présentation