Massification et niveau de scolarité

Présidence : Dorval Brunelle (Université du Québec à Montréal)

L’Université du Québec et la massification de l’éducation : quelques repères sur l’évolution des populations étudiantes

Pierre Doray (Université du Québec à Montréal) et Sylvie Bonin (Université du Québec)

RÉSUMÉ

La fondation de l’Université du Québec (UQ) et la création de constituantes dans différentes régions du Québec se sont réalisées au nom d’une accessibilité accrue aux études universitaires des Canadiens français et du rattrapage culturel et économique de la population québécoise. Le présent chapitre a pour objectif de réaliser un bilan de la contribution de l’UQ à la démocratisation des études universitaires. Du point de vue des caractéristiques des étudiants, nous chercherons à établir cette évolution en distinguant les étudiants selon leur origine sociale, le capital scolaire des parents (les étudiants de première génération et les autres), l’âge des étudiants et leur sexe, sachant que l’accès aux études est effectivement modulé par les héritages sociaux et culturels, les rapports de genre et les conditions de vie dans la famille. L’accès large des adultes représente aussi une particularité des universités québécoises. Nous comparerons, autant que possible, la progression des populations étudiantes du réseau de l’UQ à celle des autres universités. Notre analyse reposera sur les différentes recherches réalisées au cours des années ainsi que sur les données d’admission et d’inscription.

PowerPoint accompagnant la présentation

L’université en région et le rehaussement du niveau de scolarité régionale : l’exemple de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Patrice LeBlanc (Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue)

RÉSUMÉ

L’Université du Québec a été créée il y a maintenant 50 ans dans la foulée du rapport Parent et de la modernisation du système d’enseignement au Québec qu’il a insufflée. On souhaitait notamment à l’époque combler le retard du niveau de scolarisation des Québécois francophones. Les universités québécoises sont alors essentiellement établies dans les grands centres urbains du Québec et seulement 4 % des francophones fréquentent une université comparativement à 11 % chez les anglophones (données datant de 1959).

La présente communication illustrera l’impact important des universités du Québec sur le rehaussement du niveau de scolarisation de la population québécoise, particulièrement hors des grands centres urbains, en prenant l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue en exemple. Après avoir retracé à grands traits l’histoire de l’UQAT et démontré son ancrage territorial fondamental, l’étude de l’évolution des effectifs étudiants sera présentée. Nous démontrons l’augmentation importante au fil des ans du nombre d’étudiants diplômés par l’UQAT, mais aussi la diversification des programmes offerts en termes de disciplines et de grades. Les impacts sur la région de l’Abitibi-Témiscamingue seront également abordés. En conclusion, nous discuterons de quelques enjeux contemporains reliés à la scolarisation au niveau universitaire des jeunes en régions dites éloignées.

PowerPoint accompagnant la présentation