Sciences forestières, développement régional

Présidence : Yvan Rousseau (Université du Québec à Trois-Rivières)

Le développement des sciences forestières dans le réseau de l’UQ

Yves Bergeron (Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue) et Hubert Morin (Université du Québec à Chicoutimi)

RÉSUMÉ

La recherche touchant la foresterie s’est développée graduellement dans chacune des constituantes depuis la création du réseau. Ces entreprises régionales se sont graduellement fédérées au sein du centre multirégional en foresterie. Ce développement a largement bénéficié de la décentralisation du régime forestier québécois qui confiait la responsabilité de l’aménagement forestier aux entreprises forestières régionales. Des structures académiques plus formelles se sont développées dans plusieurs constituantes et la plupart des chercheurs participent au Centre d’études de la forêt (regroupement FRQNT), codirigé par l’UQAM en collaboration avec l’Université Laval. Plusieurs chercheurs œuvrent aussi dans le secteur transformation, notamment au sein du Centre de recherche sur les matériaux renouvelables. Dans la même période, l’accès à des programmes d’études avancées, souvent en partenariat, s’est développé dans toutes les constituantes. Le réseau joue un rôle majeur en enseignement aux cycles avancés et en recherche forestière. Le partenariat étroit avec le milieu lui confère une situation privilégiée et cela tant en regard d’un accès à une forêt diversifiée qu’à des partenaires socioéconomiques. L’absence de la dispense de programmes de premier cycle en foresterie, les volontés cycliques de centraliser la gestion des forêts au sein du gouvernement et les récentes coupures de plusieurs fonds de recherche constituent des obstacles à son développement.

PowerPoint accompagnant la présentation

Le développement régional : d’un domaine d’action à un nouveau champ de connaissance pour l’Université du Québec

Bruno Jean (Université du Québec à Rimouski)

RÉSUMÉ

Au moment où se déploie le réseau de l’UQ, la préoccupation pour le développement des régions du Québec est aussi vive que celle de l’accès à l’enseignement supérieur. On verra alors apparaître des universités à vocation générale dans plusieurs régions du Québec : l’UQAR au Bas-Saint-Laurent, l’UQAC au Saguenay-Lac-Saint-Jean, l’UQAH devenue UQO en Outaouais, l’UQAT en Abitibi-Témiscamingue et l’UQTR en Mauricie. Il s’est alors établi une synergie entre la dynamique de développement de la région concernée et la dynamique de développement de l’institution universitaire sur ce même territoire. Si plusieurs constituantes ont développé des programmes de recherche et de formation liés à la base économique de leur région (ex. les mines en Abitibi ou la mer au Bas-Saint-Laurent), le phénomène même du développement régional, ou du développement territorial comme nouveau champ de connaissances, s’est imposé au sein de l’UQ sous l’impulsion d’une composante du réseau, l’UQAR. Dans cette communication, on présentera une analyse la formation de ce nouveau champ du savoir et de sa reconnaissance scientifique. Plusieurs étapes ont jalonné ce parcours comme la mise en place du Doctorat en développement régional, la création du Centre de recherche en développement territorial (CRDT) qui a obtenu le statut de « regroupement stratégique » du FRQSC et le rayonnement international des chercheurs québécois. On pourra alors conclure l’UQ est devenue une véritable université des régions du Québec.

PowerPoint accompagnant la présentation