| Description [Français / English] |
Composition sonore Stop List |
Références References |
Retour Return |
![]() |
Roethinger, 1962 / Tricoteaux, 1970
[click on the image or here to obtain a larger picture] |
Vers 650, saint Aubert, évêque de Cambrai-Arras, transfère en ces lieux, sur les bords du Crinchon, les reliques de Saint Vaast, premier évêque d'Arras. L'abbaye bénédictine Saint-Vaast fut fondée en 667 sur la colline de La Madeleine où le saint venait se recueillir. Rattachée à la règle bénédictine, l'abbaye fut à l'origine de la ville qui se construisit autour d'elle. En 783, l'abbaye brûle mais Charlemagne ordonne sa reconstruction.
En 1774, Dom Vigor de Briois et le cardinal de Rohan entreprirent la rénovation et la reconstruction sur les plans de Jean-François Labbé, architecte de Louis XV. La Révolution chassa les moines et les travaux furent interrompus. En 1804, Napoléon Ier, ordonne la reprise des travaux et met l'église abbatiale à la disposition de l'évêque d'Arras, Jean-Charles De la Tour d'Auvergne-Lauraquais, pour remplacer cathédrale détruite de Notre-Dame de la Cité. Elle fut terminée en 1833 selon les plans de Contant d'Ivry.
La façade présente deux étages de colonnes corinthiennes surmontés d'un fronton triangulaire, et précédés d'un escalier monumental appelé les " Grands Passés ". L'ordre corinthien couvre aussi tout le pourtour de l'intérieur de l'édifice, contribuant à lui donner une grande harmonie architecturale. Le transept nord abrite deux triptyques du XVIe siècle dus à Jean Bellegambe représentant " L'adoration de l'Enfant " et " Le Christ aux bourreaux ". Quant à lui, le transept sud abrite des toiles peintes de Hollart représentant différents épisodes miraculeux de la vie de saint Vaast et un baptistère, œuvre de M. Gaumont, grand prix de Rome. Dans les collatéraux, on retrouve des statues de saints commandées, en 1879 à des sculpteurs en vue tels Emmanuel Frémiet, Paul Dubois, François Jouffroy, pour l'église Sainte Geneviève de Paris, devenue le Panthéon, qui est d'un style architectural similaire. Elles ont été transférées dans la cathédrale, entre 1922 et 1923, alors dénuée de tout mobilier depuis un incendie survenu en 1915. Le nouveau maître-autel est une table de granit noir du Labrador, 4 m (13,1 pieds) de long d'un seul tenant, supporté par 3 cubes de bronze, exécuté par Saupique.
Aux trois-quarts détruite en juillet 1915, durant la Première guerre mondiale, la cathédrale sera reconstruite à l'identique à compter de 1920. Elle est solennellement rendue au culte le 13 mai 1934. Au cours de la deuxième guerre mondiale, le 19 mai 1944. une bombe endommage de nouveau la cathédrale.
Comme beaucoup de cathédrales, celle d'Arras n'est pas terminée. Il lui manque, au-dessus de la chapelle de l'abside, l'imposant clocher primitivement dessiné et son péristyle qui embellirait sa façade assez plate.
Long de 104 mètres (341 pieds) et large de 26 mètres (85 pieds) dans la nef et de 52 mètres (171 pieds) au transept, l'édifice possède une hauteur de 32 mètres sous la voûte. Il est l'un des ensembles les plus grandioses de l'architecture monastique du XVIIIe siècle. La sévérité de son architecture gréco-romaine est tempérée par la grande luminosité intérieure. L'intérieur de l'édifice impressionne par sa clarté grâce à la pierre blanche. La cathédrale est résolument un édifice incomparable. Le goût de l'époque classique a imposé à l'intérieur de la cathédrale l'apparence d'un temple antique. L'ensemble est grandiose, majestueux et admirablement proportionné, il donne une impression de noblesse, d'équilibre et de majesté sereine, rayonnant de lumière.
L'orgue
Le facteur Edmond-Alexandre Roethinger fut choisi, en 1937, pour remplacer, à la tribune, l'orgue Merklin détruit en juillet 1915. Le projet du facteur prévoit une transmission électro-pneumatique, procédé technique peu sûr qui sera à l'origine de contestations et d'hésitations ralentissant considérablement les travaux déjà interrompus par la guerre, et alourdissant le coût de la réalisation de l'instrument. Le montant total des travaux s'élève à 11 millions de francs. La seconde guerre mondiale fut fatale à ce projet: le matériel mal entreposé à Arras, environ 2/3 du nouvel orgue, n'était plus utilisable après la guerre. Et l'affaire traîna. L'orgue fut achevé en 1962 par André Roethinger. L'harmonisation a été confiée à Jean Daniellot. Bien sûr, l'époque retint le nombre de tuyaux (5097) et de combinaisons ajustables (3 groupes de 6).
La console indépendante, située à gauche de l'orgue et tournée vers le positif, possède quatre claviers manuels en sapin et un pédalier en chêne. Les tuyaux, de facture industrielle, sont en étain, spotted, cuivre et sapin.
Le devis de cet orgue a étélaboré par Joseph Bonnet alors Maurice et Marie-Madeleine Duruflé donnèrent le concert inaugural eut lieu le 24 juin 1962. L'instrument souffrit de nombreux problèmes de jeunesse jusqu'en 1968, année où put enfin avoir lieu la réception définitive de la part de Jean Krug-Basse. La structure sonore et l'harmonisation ont été légèrement modifiées en 1970 par Jean-Marie Tricoteaux : au Grand-orgue, la Gambe 8' est devenue une Grosse Tierce 3 1/5', et à la Pédale, la Mixture de 4 rangs est devenue une Sesquialtera, et une Doublette a été ajoutée.
Son mauvais état depuis les années 1980 suscite en 1994 le projet d'un nouvel instrument conjugué à la recherche d'un meilleur emplacement dans l'église pour le recevoir. La tribune occidentale en effet, trop élevée et trop éloignée du choeur, est considérée de longue date comme un obstacle à la bonne émission des sons.
[cliquer sur l'image ou ici pour obtenir une version agrandie]
By 650, St. Aubert, Bishop of Cambrai-Arras, transferred the relics of St. Vaast, the first Bishop, into this location next to the Crinchon. St. Vaast Benedictine Abbey was founded in 667 upon the La Madeleine hill where St. Vaast used to come and pray. Belonging to the Benedictine rule, the abbey was the starting point of the city that grew ground around it. In 783, the abbey is destroyed by fire and Charlemagne orders its rebuilding.
In 1774, Abbot Vigor de Briois and Cardinal de Rohan undertook the restoration and the rebuilding based on plans prepared by Jean-François Labbé, King Louis XV's architect. The Revolution drove away the monks and works were suspended. In 1804, Napoleon Ist orders the works to resume and the abbey church is made available to the Bishop of Arras, Jean-Charles De la Tour d'Auvergne-Lauraquais, to replace the destroyed Notre-Dame cathedral. It was completed in 1833 accoding to plans prepared by Contant d'Ivry.
The façade presents two stories of Corinthian pillars topped by a triangular pediment, and preceded by a large flight of stairs called the "Large Past". Corinthian order also covers all the building's inside perimeter contributing to lead to a nice architectural unity. The northern transept houses two 16th-century triptychs executed by Jean Bellegambe and depicting "The Child's adoration" and "Christ and his torturers". The southern transept houses paintings by Hollart depicting various miraculous episodes from St. Vaast's life and a baptistery executed by M. Gaumont, winner of Rome's Grand Prize. In the side aisles, there are statues commissionned, in 1879 to sculptors like Emmanuel Frémiet, Paul Dubois, François Jouffroy, for St. Genevieve church in Paris, now the Pantheon, that was built in about the same architectural style. They were transferred in the cathedral, between 1922 and 1923, while the cathedral was empty of all furnishings following the 1915 fire. The new high alter is a table made of Labrador black granite, 13.1 feet (4 m) long all in one block, supported by three bronze cubes, and executed by Saupique.
75% destroyed in July 1915, during the First World War, the cathedral was rebuilt to original as from 1920. It was solemnly reopened on May 13, 1934. During the Second World War, on May 19, 1944, a bomb damaged the cathedral.
Just like many other cathedrals, Arras cathedral is not completed. The impressive bell-tower originally planned to be built on top of the apse chapel and its peristyle would decorate its quite dull façade.
The building is 341 feet (104 m) long, 85 feet (26 m) wide in the nave and 171 feet (52 m) at the transept, while the vault is 105 feet (32 m) above the floor. It is one of the most magnificent 18th-century monastic architecture. The rigidness of its Greco-Romanesque architecture is softened by the large interior luminosity. This luminosity is given by the use of white stone. For sure, the cathedral is an unique building. Classis tastes dictated the inetrior cathedral to look like an ancient temple. The whole building is grandiose, majestic and well-proportioned, it radiates an impression of nobleness, balance and serene grandeur with radiant lighting.
The Organ
Organbuilder Edmond-Alexandre Roethinger was commissioned, in 1937, to replace the gallery organ built by Merklin and destroyed in July 1915. The organbuilder proposed to use an electro-pneumatic action, a not proven method that will lead to questionings and second thoughts that will further more slow down the building process already suspended during the war and increasing the cost of the instrument. The total cost of the instrument will be 11 millions francs. Second World War was also fateful for the project: badly stored materials in Arras, about 2/3 of the new organ was unusable after the war. And the project hanged around. Finally, the organ was completed in 1962 by André Roethinger. Voicing was executed by Jean Daniellot. 5097 pipes and 3 sets of 6 adjustable combinations were reused.
The detached console, with its 4 manuals mde of fir and its oak pedalboard, is located on the left of the organcase and facing the Positive. Factory-made pipework are made of tin, spotted, copper and fir.
The specifications were drawn by Joseph Bonnet and the official inaugural concert took place on June 24, 1962 played by Maurice and Marie-Madeleine Duruflé. Until 1968, year the instrument was officially received by Jean Krug-Basse, many problems had to be corrected. The tonal structure and its voicing were slightly modified, in 1970, by Jean-Marie Tricoteaux: on the Great, the 8' Gambe became a 3 1/5' Grosse Tierce, and on the Pedal, the 4 rank Mixture became a Sesquialtera and a Doublette was added.
The bad condition of the instrument since the 1980's gives rise, in 1994, to a project for a new instrument that could be installed elsewhere in the church. The western gallery, too high and too far from the chancel, is considered as an obstacle to good sound propagation.
I. Positif |
II. Grand-Orgue |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Montre | 16' | |
| Bourdon | 8' | Bourdon | 16' | |
| Flûte creuse | 8' | Montre | 8' | |
| Salicional | 8' | Bourdon | 8' | |
| Prestant | 4' | Flûte harmonique | 8' | |
| Flûte douce | 4' | Prestant | 4' | |
| Nazard | 2 2/3' | Grosse Tierce | 3 1/5' | |
| Quarte | 2' | Nazard | 2 2/3' | |
| Tierce | 1 3/5' | Doublette | 2' | |
| Plein-Jeu | IV | Quarte | 2' | |
| Cymbale | IV | Tierce | 1 3/5' | |
| Trompette | 8' | Plein-Jeu | IV-VI | |
| Cromorne | 8' | Cymbale | IV | |
| Clairon | 4' | Bombarde | 16' | |
| Trompette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
III. Récit |
IV. Solo |
|||
|---|---|---|---|---|
| Quintaton | 16' | Bourdon | 16' | |
| Diapason | 8' | Grand Principal | 8' | |
| Flûte traversière | 8' | Quintaton | 8' | |
| Gambe | 8' | Prestant | 4' | |
| Voix céleste | 8' | Doublette | 2' | |
| Prestant | 4' | Plein-Jeu | IV | |
| Flûte triangle | 4' | Cornet | III-V | |
| Doublette | 2' | Bombarde | 16' | |
| Plein-Jeu | IV | Trompette | 8' | |
| Cymbale | IV | Clairon | 4' | |
| Cornet | V | |||
| Bombarde | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Basson-Hautbois | 8' | |||
| Voix humaine | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Principal | 32' |
| Principal | 16' |
| Grosse Flûte | 16' |
| Soubasse | 16' |
| Grosse Quinte | 10 2/3' |
| Principal | 8' |
| Flûte | 8' |
| Bourdon | 8' |
| Principal | 4' |
| Grosse Flûte | 4' |
| Doublette | 2' |
| Grosse Fourniture | VI |
| Sesquialtera | II |
| Bombarde | 32' |
| Bombarde | 16' |
| Basson | 16' |
| Trompette | 8' |
| Clairon | 4' |