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Anonyme, 1550 / Magen, 1896
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D'abord appelée Lugdunum Convenarum (Lyon des Convènes) et fondée par Pompée en 72 avant Jésus-Christ, la cité de Saint-Bertrand-de-Comminges accumule sous les murs de sa cathédrale plus de 2000 ans d'histoire. La vaste et prospère ville antique, dont de nombreux vestiges restent visibles, accueille une communauté et une église paléo-chrétienne aux environs de l'an 250.
Assiégée et ravagée en 507 par les Wisigoths, la cité pris un nouvel élan cinq siècles plus tard grâce à un jeune et dynamique évêque, Bertrand de L'Isle-Jourdain (1083-1123). Canonisé vers 1218, il favorisa durant toute sa vie les échanges et la paix, et laissa derrière lui une cité épiscopale active, établie autour d'une nouvelle cathédrale romane mais débordant largement de ses remparts. De la cathédrale et du cloître qu'il reconstruisit, ne subsistent plus que quelques éléments. En effet, dès la seconde moitié du XIIe siècle, ses successeurs les rebâtirent presque entièrement.
En 1307, un nouvel évêque, Bertrand de Got demanda la destruction de l'édifice roman pour y substituer l'actuelle cathédrale gothique et y favoriser les pèlerinages. Devenu pape sous le nom de Clément V, il ne cessa de manifester son intérêt pour Saint-Bertrand-de-Comminges et finance l'agrandissement de la cathédrale dans le style gothique.
Avec l'épiscopat de Jean de Mauléon (1523-1551), la cathédrale prit un nouveau visage. Voulant établir une distinction claire entre le domaine des chanoines et celui des pèlerins, l'évêque créa l'ensemble des célèbres stalles avec le jubé qui font la gloire de la cathédrale.
Les guerres de religion entraînèrent le pillage de la cathédrale. La révolution de 1789 supprima le diocèse que le Concordat de 1793 ne rétablit pas.
La cathédrale
La cathédrale Sainte-Marie est juchée sur la colline du village ceinturée de remparts. La tour primitive fut rehaussée pour devenir une tour clocher. Elle est haute de 33m et est coiffée d'un triangle en forme de mitre.
La nef unique est large de 16m, pour une longueur de 55m, sans transept. Les boiseries du choeur, composées de 66 stalles, joyaux de la Renaissance française, furent inaugurées la nuit de Noël 1535 par l'évêque Jean de Mauléon. Ces boiseries permettaient aux chanoines du pupitre de s'isoler du public pour l'office et formaient ainsi une véritable église de bois dans une église de pierre.
Le pèlerinage existe toujours et ce, grâce à la position de Saint-Bertrand-de-Comminges sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. La cathédrale fait partie des monuments inscrits au Patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO.
L'orgue
Le buffet d'orgue date de la même époque que le choeur. C'est une curieuse architecture dans un emplacement original (de biais et en encoignure au fond de la nef). Le buffet, oeuvre attribuée à Nicolas Bachenier, est élevé sur pilotis grâce à 5 colonnes cannelées. Les sculptures représentent des scènes profanes champètres et les travaux d'Hercule.
En 1840, le buffet est classé par le Monuments Historiques. Les frères Magen effectuent une restauration en 1896. Quant aux sommiers, ils ont été restaurés par Robert Chauvin en 1970. Des travaux se sont déroulés de 1975 à 1981 sous la direction de Jean-Pierre Swiderski.
Il est considéré comme étant la "troisième merveille" de la Gascogne après les vitraux d'Auch et le carillon de Rieux.
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Founded by Pompey in 72 BC and named Lugdunum Convenarum (Lion of Convenes), the city of St. Bertrand de Comminges gathers within the walls of its Cathedral more than 2000 years of history. By year 250, the large and prosperous ancient city, of which many remnants are visible, greets a paleo-christian community and church.
Besieged and devastated by the Wisigoth in 507, the city received a new boost five centuries later with the arrival of a new young and dynamic bishop, Bertrand de L'Isle-Jourdain (1083-1123). Canonised in 1218, he favored exchanges and peace, and when he died, he left behind him an active episcopal city built around a new romananesque styled cathedral. From the cathedral and the monastery he built, only a few remnants are left. In fact, from the second half of the 12th century, his successors have rebuilt them almost completely.
In 1307, another bishop, Bertrand de Got, asked for the destruction of the romanesque building to replace it with a gothic cathedral and to establish pilgrimages. After he was elected pope, as Clement V, he continued to show his interest in St. Bertrand-de-Comminges and financed the enlargement of the cathedral in the gothic style.
Under the guidance of bishop Jean de Mauléon (1523-1551), the cathedral received a new face-lift. In order to differentiate between the canons and the pilgrims, the bishop had the famous stalls installed along with the gallery that are the fame of the cathedral.
Religious wars have led to the looting of the cathedral. The diocese was abolished by the 1789 Revolution and was not reinstituted by the 1793 Concordat.
The Cathedral
The St. Marie Cathedral is built upon a hill and surrounded by walls. The initial tower was heightened to become the bell tower. Its height is 33m and is capped with a triangle in the shape of a mitre.
The single nave is 16m large by 55m long with no transept. The wood panelings in the chancel, made of 66 stalls, jewel of the French Renaissance, were inaugurated on Christmas 1535 by Bishop Jean de Mauléon. These panelings enabled the canons to be seperated from the public during the office and therefore took the shape of a woodden church inside the stone church.
The pilgrimage site still exists because of the geographical location of St. Bertrand-de-Comminges on the way to the famous St. Jacques-de-Compostelle. The cathedral is now part of the Humanities World Heritage set up by UNESCO.
The Organ
The organ case was built at the same time the wood panelings were built in the chancel. It has a unique architecture in an unusual place. In fact, the organ is built at a corner angle at the far end of the nave. The case, attributed to Nicolas Bachelier, is erected on piles of five fluted pillars. The woodworkings represent secular rural scenes and the Herculean tasks.
In 1840, the case was listed by the Historical Monuments Commission. The Magen brothers restored the instrument in 1896 while the windchests were restored in 1970 by Robert Chauvin. From 1975 to 1981, several works were carried out under the supervision of Jean-Pierre Swiderski.
It is considered to be the "third wonder" in the Gascogne area after the stained glass windows in Auch and the carillon in Rieux.
II. Grand-Orgue |
I. Positif |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 16' | Montre | 8' | |
| Montre | 8' | Bourdon | 8' | |
| Bourdon | 8' | Prestant | 4' | |
| Prestant | 4' | Flûte à cheminée | 4' | |
| Grosse Tierce | 3 1/5' | Nazard | 2 2/3' | |
| Nazard | 2 2/3' | Doublette | 2' | |
| Doublette | 2' | Tierce | 1 3/5' | |
| Tierce | 1 3/5' | Larigot | 1 1/3' | |
| Fourniture | V | Fourniture | IV | |
| Cymbale | IV | Cymbale | III | |
| Cornet | V | Hautbois | 8' | |
| Voix humaine | 8' | Cromorne | 8' | |
| Trompette | 8' | Trompette | 8' | |
| Clairon | 4' | |||
III. Écho |
Pédale |
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|---|---|---|---|---|
| Régale | 16' | Bourdon | 32' | |
| Bourdon | 8' | Flûte | 16' | |
| Flûte à cheminée | 4' | Flûte | 8' | |
| Nazard | 2 2/3' | Flûte | 4' | |
| Doublette | 2' | Bombarde | 16' | |
| Tierce | 1 3/5' | Trompette | 8' | |
| Sifflet | 1' | Clairon | 8' | |