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Orgue de tribune / Gallery Organ Mitchell 1886 / Casavant, Opus 1340, 1931 / Lévesque et Roussin 2008
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Orgue de choeur / Chancel Organ Zingraff et Bourdon 1821 / Casavant, Opus 1431, 1931 / Lévesque et Roussin 2008
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Le 24 septembre 1657, Jean de Lauzon, sieur de la Citière, concède un arrière-fief de 50 arpents de front par 100 de profondeur à Charles Lemoyne. En 1664, Lemoyne ajoute à son domaine les îles Ronde et Sainte-Hélène. Quelques années plus tard, l'immense seigneurie de la famille Lauzon est réunie au domaine du roi; la distribution de seigneuries et le contrôle de leur exploitation passent alors sous l'autorité de l'intendant de la Nouvelle-France. C'est sur la recommandation de ce dernier que Louis XIV, en 1668, décerne le titre de Sieur de Longueuil à Charles Lemoyne et à ses descendants, et ce, au moment où le peuplement commence à se faire. En 1676, l'ensemble des terres couvre le territoire compris entre les limites de Laprairie et celles de Varennes.
Après la construction du manoir seigneurial, en 1675, une pièce de celui-ci sert de lieu de culte aux habitants du village. Un prêtre missionnaire, le curé de Boucherville, dessert la seigneurie. En 1684, le premier seigneur Charles Lemoyne cède la seigneurie à son fils Charles. Celui-ci entreprend, vers 1698, la construction d'un fort de maçonnerie destiné à assurer la défense de ses censitaires et à lui servir de résidence. Il érige une chapelle à l'angle nord-est du fort. Cette chapelle, de 13,7 mètres (45 pieds) de long par 7 mètres (23 pieds) de large, sert d’église paroissiale qui sera desservie par un premier prêtre-résident, le Père Pierre Millet, jésuite.
Depuis la construction du fort, la population a plus que doublé et la chapelle ne peut plus contenir tous les paroissiens. L'arrivée, en 1720, du curé Joseph Isambert marque le début des démarches pour la construction d'une église. Une assemblée des paroissiens, tenue le 8 novembre 1722, accepte le projet et fixe la répartition à laquelle sera astreint chacun des propriétaires. Il faudra attendre l'ordonnance de l'intendant Michel Bégon, le 9 juin 1724, pour que commencent les travaux. Érigée sur un terrain donné par les seigneurs du lieu, l’église adopte le plan récollet et prend la forme d'un rectangle de 24,4 mètres (80 pieds) de long par 12 mètres (40 pieds) de large terminé par un tiers-point. L'édifice contient 44 bancs, mais ne comprend ni transept ni sacristie. La façade, ornée d'un oeil de-boeuf, est surmontée d'un clocher à cheval sur le pignon. Huit fenêtres percent les murs de ce bâtiment de maçonnerie recouvert d'une toiture de bardeaux. Les travaux de maçonnerie sont réalisés par le maître-maçon Alexandre dit Jourdain alors que Jacques Lefebvre est chargé de couvrir l'église alors que Nicolas Collet dit Malouin est chargé des bancs, des fenêtres, de la voûte et de l'oeil-de-boeuf. La paroisse est canoniquement érigée en 1725. En août 1727, l'église accueille les fidèles. Le clocher est élevé en 1730 par maître Morand. La décoration intérieure s'échelonne sur plusieurs années. Vers 1740, la fabrique commande un maître-autel au Paul Jourdain dit Labrosse, un des meilleurs sculpteurs du régime français. Cette oeuvre est aujourd'hui conservée à la Galerie nationale du Canada, à Ottawa. La seule transformation majeure que subit l'église est l'ajout d'une tribune en 1780.
En 1789, la paroisse accueille comme curé, l'abbé Pierre Denault qui a occupé des fonctions importantes auprès de l'évêque de Québec. Nommé évêque du diocèse de Québec en 1797, il n'abandonne pas pour autant sa paroisse, décidant contre toute attente de diriger son diocèse à partir de son presbytère de Longueuil. Il décède en 1806 et ses restes sont inhumés d'abord dans la crypte de son église puis transportés dans l'église de 1811 puis dans la crypte de l'église actuelle. Le 30 mai 1969, ses restes sont transférés dans la cathédrale de Québec où il rejoint tous les anciens évêques de Québec.
Conçue pour desservir une population de deux à trois cents personnes, l'église, érigée en 1724, ne peut plus répondre aux besoins. En 1806, le successeur de l'évêque à la cure de Longueuil, l'abbé Augustin Chaboillez, décide de construire une nouvelle église. Le 6 août 1809, la baronne de Longueuil concède un terrain de 200 pieds de front par 170 pieds de profondeur. Les travaux débutent en 1811 et, le 1er janvier 1814, les fidèles prennent possession de leur nouvelle église. Cette dernière, deux fois plus grande que la première, sera en partie construite avec les pierres du Fort Longueuil. Construite selon le plan de l’abbé Pierre Conefroy, vicaire général du diocèse de Québec et curé de Boucherville, c’est-à-dire de forme rectangulaire avec ajout de transepts, l’église possède une façade-écran dissimulant une toiture à deux versants. L'édifice mesure 38,4 mètres (126 pieds) de long par 15,5 mètres (51 pieds) de large avec, des murs latéraux atteignant 10,4 mètres (34 pieds) de hauteur et, de part et d'autre, deux chapelles, saillantes, de 4,3 mètres (14 pieds) de profondeur. La sacristie, située derrière l'abside, elle mesure 9,1 mètres (30 pieds) de long par 8,8 mètres (29 pieds) de large. La décoration s'échelonne sur plusieurs années. Dès 1813, la fabrique confie à Louis-Amable Quévillon (1749-1823), le plus prolifique sculpteur de la région de Montréal, d'importants travaux de décoration. En 1918, un paroissien, le sculpteur André Achim (1793-1843) réalise les fonts baptismaux, les grandes portes du porche, et le buffet d'orgue. En 1822, le peintre Jean-Baptiste Roy-Audy (1778-c1848) réalise trois tableaux. Ces oeuvres seront plus tard intégrées à l'église actuelle. C’est dans cette église que sera installé le premier orgue de la paroisse.
L'église de 1727 est démolie en 1816. Un des autels de cette première église sera conservé dans une chapelle de 5,2 mètres (17 pieds) de front par 6,4 mètres (21 pieds) de profondeur, érigée en 1813. À son tour, cette chapelle sera démolie en 1890. En 1837, la paroisse de Longueuil est intégrée au nouveau diocèse de Montréal.
Dès 1837, la fabrique manifeste son intention de suppléer au manque de place par la construction de tribunes, mais ce projet est reporté. En 1849, Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal, recommande d'agrandir l'église et, pour la première fois, la possibilité de remplacer l'église est abordée, car, de 1845 à 1855, la paroisse, essentiellement agricole, devient une paroisse majoritairement urbaine. Les tribunes latérales sont érigées en 1856. Dès 1862, la partie sud de la paroisse est détachée et devient la paroisse de Saint-Hubert. Longueuil obtient le statut de ville en 1872.
L’église étant devenue beaucoup trop petite pour la population, la fabrique décide, le 23 décembre 1883, de construire une nouvelle église. La requête est adressée à Mgr Édouard-Charles Fabre, archevêque de Montréal, qui l'accepte le 12 mars 1884. La fabrique confie, le 6 août 1884, aux architectes Maurice Perrault et Albert Mesnard le mandat de préparer plans et devis. Le contrat de construction, au montant de 98 895 $, est signé le 17 novembre 1884 avec les entrepreneurs Eugène Fournier dit Préfontaine et Octave Cossette. Lors du bilan final, en 1892, le coût total s'élève à 142 567 $.
Le terrain de l'église de 1811 devant être utilisé pour le nouvel édifice, la fabrique confie à Camille Provost la construction d'une chapelle temporaire en bois pouvant contenir les 308 bancs de l'église qu'on s'apprêtait à démolir. La somme de 2 525 $ est allouée à cette construction qui servit de septembre 1884 au 27 janvier 1887. Cette chapelle sera démolie trois mois après l'ouverture de l'église.
Les travaux de démolition de l'ancienne église débutent le 15 juillet 1884 et, le 25 juin 1885, la pierre angulaire est posée. Comme les cloches de l'ancienne église semblaient bien indignes des magnifiques tours du nouveau bâtiment, le curé, l'abbé Maximilien Tassé, propose une souscription volontaire qui fut un succès. La somme de 3 475 $ est amassée et est suffisante pour garnir le clocher de cinq nouvelles cloches coulées à la fonderie Mears & Steinbach, de Londres. Elles furent bénites le 14 novembre 1886. Quant à la nouvelle église elle est bénie par Mgr Édouard-Charles Fabre, archevêque de Montréal, le 27 janvier 1887 et consacrée le 2 juin 1887. La décoration intérieure sera terminée en 1911.
L’édifice est construit selon un plan byzantin en forme de croix grecque surmontée d'une coupole à la croisée du transept. Sa décoration est de style néo-gothique : motifs d'ogives, la flèche du clocher, rosace, contreforts et pinacles. L'édifice mesure 60,1 mètres (200 pieds) de longueur (74,4 mètres ou 244 pieds incluant la sacristie) et 41,1 mètres (135 pieds) de largeur au niveau des transepts et 26,2 mètres (86 pieds) dans la nef. La hauteur est de 45,7 mètres (150 pieds) sous la coupole. La façade, avec la statue de saint Antoine, une oeuvre de Louis-Philippe Hébert (1850-1917), atteint 35,4 mètres (116 pieds). La flèche s’élève à 50,3 mètres (165 pieds) du sol. Encore aujourd’hui, elle demeure la plus vaste église du diocèse de Saint-Jean-Longueuil.
De 1887 à 1905, des bougies étaient utilisées pour assurer l'éclairage de l'église. L'électricité est installée en 1905. Le chauffage, d'abord assuré par des fournaises au charbon, est remplacé en 1929 par un système à l'huile puis aujourd'hui par un système au gaz. En janvier 1929, le curé, Mgr. Georges Payette, décide d'entreprendre une très importante opération de rénovation de l'église : nettoyage en profondeur, augmentation du nombre de bancs et, surtout, nouvelle décoration intérieure confiée à Louis L. Jobin, spécialiste de la décoration d'église. Commencés à l'été 1930, les travaux se terminent à la fin d'août 1931 et ont coûtés 42 682 $.
Le diocèse de Saint-Jean-de-Québec est créé le 9 juin 1933 par le pape Pie XI et Mgr. Anastase Forget comme nommé comme premier évêque le 12 mai 1934. À cette occasion, la paroisse de Longueuil quitte le diocèse de Montréal pour faire partie du nouveau diocèse.
Au cours des années 1960, le choeur de l'église est réaménagé pour répondre aux exigences de Vatican II; l'autel de célébration provient de l'église de 1811. En 1961, les magnifiques portes de pin sculptées du portail principal sont remplacées par des portes d'aluminium et, en 1971, le portail lui-même est réaménagé à l'occasion de travaux de voirie entrepris par la ville.
L’église est élevée au rang de cocathédrale en 1982 alors que le diocèse de Saint-Jean-de-Québec devient le diocèse Saint-Jean-Longueuil. À cette occasion, le choeur est réaménagé afin d'y installer la cathèdre ou siège de l'évêque et une partie du mobilier du choeur est changé. En 1984, l’édifice est reconnu comme « monument historique ». En 1997, le choeur est réaménagé pour adopter son aspect actuel.
Les orgues
Le premier orgue de l’église est commandé, en 1821, aux facteurs George Zingraff et Joseph Bourdon, de Montréal, et installé dans un buffet sculpté par André Achim, de Longueuil, suivant les plans élaborés par le curé, l'abbé Augustin Chaboillez.
En 1886, à la suite de la construction de l’église actuelle, l’instrument de 1821 est déménagé dans celle-ci et installé à la tribune derrière le maître-autel. Au même moment, la fabrique se porte acquéreur, pour la somme de 3 500 $, d’un orgue Mitchell qui est installé au centre de la tribune arrière. Son grand buffet carré, non conçu spécifiquement pour l'église, obstrue la rosace de la façade nuisant ainsi à l'éclairage de l'église. Cet instrument de 30 jeux à traction mécanique répartis sur deux claviers et pédalier faisait, selon les archives paroissiales, la fierté des habitants de la ville. Malgré trois jeux et un clavier de moins, cet orgue possède la même puissance que celui construit quelques années plus tôt pour l’église du Gesù, à Montréal. De plus, il comporte une Montre 16' qui ajoute à l’ensemble un effet majestueux de profondeur dans la vaste nef.
Mis à part l’ajout d’une soufflerie électrique en 1912, l’orgue de Mitchell n’a connu aucune transformation jusqu’à son remplacement en 1930.
En 1930, à la suite des travaux majeurs réalisés à l’intérieur de l’église et à l’agrandissement de la tribune de l’orgue, le curé de l’époque, Mgr Georges Payette, commande deux nouveaux instruments à Casavant Frères. Afin de dégager la rosace de la façade et pour accueillir une chorale plus nombreuse, il est précisé que l’instrument sera logé dans deux buffets surélevés, situés de part et d’autre du vitrail.
Le grand orgue, qui possède 35 jeux répartis sur trois claviers et pédalier, possède une console située près de la balustrade et dotée de toutes les technologies en vogue à l’époque. Une partie de la tuyauterie de l’orgue Mitchell est réutilisée dans sa construction. L’orgue de chœur compte neuf jeux et, en plus de posséder sa propre console, il est aussi jouable à partir de la console du grand orgue. On ne conserve rien de la tuyauterie de l’orgue de 1821 mais le buffet de Achim est conservé; cependant, il est agrandi et repeint.
Les nouvelles orgues, de style anglo-américain et qui ont coûté 18 265 $, sont inaugurées le 11 décembre 1931 par la jeune organiste française Renée Nizan. On doit noter que lors de cette inauguration, seul le grand orgue a été utilisé.
La restauration
Après plus de 70 ans de bons services, l’instrument montrait des signes évidents de fatigue : l’orgue de chœur était devenu injouable et le grand orgue nécessitait des travaux importants de remise à neuf. En plus des fuites au niveau des réservoirs d’air, des nombreux tuyaux muets et de l’encrassement général de la tuyauterie, l’orgue présentait aussi des faiblesses sur le plan tonal. Bien que puissant, l’instrument est lourd, pâteux, et manque nettement d’harmoniques aiguës. De plus, les sections présentent, entre elles, un déséquilibre considérable. Sur les conseils de la firme Lévesque-Roussin, choisie pour réaliser les travaux, le projet original, qui consistait en une simple remise à neuf des composantes de l’orgue, s’est transformé en une restructuration sonore complète. Ce projet d’envergure visait à confirmer l’esthétique symphonique de l’instrument tout en lui conférant plus de polyvalence.
Les travaux débutent par la remise en fonction de l’orgue de chœur. Toutes les composantes mécaniques sont restaurées et deux jeux sont interchangés afin de donner un caractère plus affirmé à chaque division.
En plus d’une remise à neuf complète de tout le système mécanique, du remplacement des moteurs d’expression par de nouveaux offrant une plus grande amplitude et du recuirage de tout l’orgue, les principaux travaux effectués à l’orgue de tribune sont les suivants :
Les travaux se sont terminés par la réharmonisation générale de l’instrument réalisé par Jacques L’Italien, harmoniste chez Lévesque-Roussin. Le processus s'est réalisé dans un souci d’équilibre et de luminosité, tant sur le plan horizontal que vertical. L’esthétique romantique de l’instrument est conservée et même confirmée. Cependant, les larges timbres anglo-américains de l’orgue d’origine ont cédé leur place à des sonorités nettement plus françaises et plus affirmées.
L’orgue est ré-inauguré en mai 2008 par Marc D’Anjou, organiste titulaire à la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec, dans un programme d’œuvres variées allant de Bach à Bédard.
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On September 24th, 1657, Jean de Lauzon, Sieur de la Citière, grants a 50-acre wide by 100-acre deep back-fief to Charles Lemoyne. In 1664, Lemoyne adds Ronde and St. Helene islands to his domain. Some years later, the Lauzon family's huge seigniory is united to the King's property; the distribution of seigniories and their exploitation come under the authority of New France's intendant. It is upon his recommendations that King Louis XIV, in 1668, awards the title of Sieur de Longueuil to Charles Lemoyne and to his descendants and this, at the time when the population was settling in. In 1676, the seigneury covers the territory between Laprairie and Varennes.
After the construction of the seigniorial manor, in 1675, a room of this house acts as a place of worship for the village's inhabitants. A missionary priest, Boucherville's parish priest, serves the seigniory. In 1684, the first lord Charles Lemoyne donates the seigniory to his son Charles who undertakes, by 1698, the construction of a stonework fort intended to protect his attendants and to be used as his residence. He sets up a chapel in the northeast angle of the fort. This chapel, 45 feet (13.7 m) long by 23 feet (7 m) wide, acts as parish church which will be served by a first resident priest, Jesuit father Pierre Millet.
Since the construction of the fort, population has nearly doubled and the chapel can no longer contain all parishioners. When parish priest Joseph Isambert arrives in 1720, he quickly sets up steps leading to the construction of a church. An assembly of parishioners, held on November 8th, 1722, accepts the plan and fixes the assessment which will be compelled to each property owner. It will be necessary to wait for a prescription from intendant Michel Bégon, on June 9th, 1724, for the construction to begin. Built on a land given by the seigneury lords, the church adopts a Récollet plan and takes the form of an 80 feet (24.4 m) long by 40 feet (12.2 m) wide rectangle ending with a crown. The building contains 44 pews but has no transept nor sacristy. The facade, adorned with an oculus, is topped by a steeple sitting astride on the gable. Lateral stone walls contain eight windows and the roof is covered with shingles. Bricklaying is executed by master-bricklayer Alexandre dit Jordain while Jacques Lefebvre executed the roofing and Nicolas Collet dit Malouin executed pews, windows, vault and oculus. The parish is canonically established in 1725. In August 1727, the church is opened for services. The steeple is erected in 1730 by master Morand. Interior decoration is spread over several years. By 1740, the church wardens order a high altar to Paul Jourdain dit Labrosse, one of the best sculptors of French regime. This work is preserved today in the National Gallery of Canada, in Ottawa. The only major transformation made to the church is the addition of a gallery in 1780.
In 1789, Rev Pierre Denault is appointed as parish priest. He held important functions to the bishop of Quebec. Named bishop of Quebec in 1797, he does not leave his parish and, deciding aginst all expectations, he manages his bishopric from his Longueuil parsonage. He dies in 1806 and his last remains are first buried in the church's crypt. They are translated in the 1811 church's crypt and then in the actual church's crypt. On May 30th, 1969, his remains are translated to Québec cathedral where he joins all former Quebec bishops.
The 1727 church is demolished in 1816. One of the altars of this first church is preserved in a 17 feet (5.2 m) long by 21 feet (6.4 m) deep chapel built in 1813. This chapel will be demolished in 1890.
Designed to serve a population of two or three hundred persons, the church, established in 1724, is too small. In 1806, the bishop's successor as Longueuil's parish priest, Rev Augustin Chaboillez, decides to build a new church. On August 6th, 1809, the baroness of Longueuil donates a piece of land measuring a 200 feet wide by 170 feet deep. Construction starts in 1811 and, on the January 1st, 1814, the new church is ready for services. This building, twice as large as the former one, is partly built with stones of coming from the Longueuil fort. The church is built according to plans designed by Rev Pierre Conefroy, vicar-general of Quebec bishopric and Boucherville's parish priest. It is a rectangular building with addition of transepts. It has a screen facade hiding a two-sided roofing. The building is 126 feet (38.4 m) long by 51 feet (15.5 m) wide with, lateral walls reaching 34 feet (10.4 m) high and, on either side, two salient chapels 14 feet (4.3 m) deep. The sacristy, located behind the apse, is 30 feet (9.1 m) long by 29 feet (8.8 m) wide. Interior decoration is spreaded over several years. In 1813, the church wardens charges Louis-Amable Quévillon (1749-1823), Montreal's most productive sculptor, with the important task of interior decoration. In 1918, a parishioner, sculptor André Achim (1793-1843) executed the baptismal fonts, the large porch doors, and the organcase. In 1822, painter Jean-Baptiste Roy-Audy (1778-c1848) executes three paintings. These works will later be transferred into the actual church. It is in this church that the first organ is installed.
The 1727 church is demolished in 1816. One of the altars of this first church is preserved in a 17 feet (5.2 m) long by 21 feet (6.4 m) deep chapel built in 1813. This chapel will be demolished in 1890. In 1837, the Longueuil parish is integrated into the new Montreal diocese.
From 1837, the church wardens demonstrate their intention to compensate for the lack of place by adding galleries but this plan is set aside. In 1849, Bishop Ignace Bourget, of Montreal, recommends to enlarge the church and, for the first time, the possibility of replacing the church is studied because, from 1845 till 1855, the mainly agrarian parish has become a predominantly urban parish. Lateral galleries are erected in 1856. From 1862, the parish's south section is detached and becomes St. Hubert parish. In 1872, Longueuil becomes a city.
Again, the church becomes much too small for the population and the church wardens decide, on December 23rd, 1883, to build a new church. The request is sent to Archbishop Édouard-Charles Fabre, of Montreal, who accepts it on March 12th, 1884. The church wardens commission, on August 6th, 1884, architects Maurice Perrault and Albert Mesnard to prepare the plans and the specifications. The building contract, totalling $98,895., is signed on November 17th, 1884 with the contractors Eugene Fournier dit Préfontaine and Octave Cossette. In its final balance sheet, in 1892, the total cost comes to $142,567.
The piece of land on which the 1811 church is built upon is to be used for the new building. The church wardens commission Camille Provost to build a wooden temporary chapel that can hold the 308 pews from the church they will demolish. The sum of $2,525 is allocated in this building which will serve from September 1884 till January 27th, 1887. This chapel will be demolished three months after the opening of the church.
The demolition of the church starts on July 15th, 1884 and, on June 25th, 1885, the cornerstone is laid down. As the bells of the former church seemed very unworthy of the splendid tower of the new building, the parish priest, Rev Maximilian Tassé, sets up a subscription that was a success. The sum of $3,475 is collected and is sufficient to pay for the purchase and installation of five new bells cast in the Mears and Steinbach foundry, of London. The bells were blessed on November 14th, 1886. The new church is blessed by Archbishop Édouard-Charles Fabre, of Montreal, on January 27th, 1887 and is consecrated on June 2nd, 1887. Interior decoration will be completed by 1911.
The Byzantine floor plan building is in the shape of a Greek cross crowned by a dome erected at the transept crossing. Its decoration is neo-Gothic: ogive designs, the steeple of the bell tower, rose window, butterresses and pinacles. The building is 200 feet (60.1 m) long (244 feet or 74.4 meters with the sacristy) and 135 feet (41.1 m) wide at the transepts and 86 feet (26.2 m) in the nave. It is 150 feet (45.7 m) high under the dome. The facade is 116 feet (35.4 m) high including the statue of St Antoine, a sculpture executed by Louis-Philippe Hébert (1850-1917. The steeple is 165 feet (50.3 m) above ground. Even today, it is the largest church in St. Jean-Longueuil diocese.
From 1887 till 1905, candles were used to light up the church. Electricity is installed in 1905. The heating, first assured by coal, is replaced in 1929 with an oil system and today with a natural gas system. In January 1929, the parish priest, Monsignor George Payette, decides to undertake a very important renovation project: throrough cleaning of the church, increase in the number of pews and, mainly, a new interior decoration entrusted to Louis L. Jobin, a church decorator. Begun in summer, 1930, the renovations are completed at the end of August 1931 at the cost of $42,682.
The Saint-Jean-de-Québec diocese is created on June 9th, 1933 by Pope Pius XI and Bishop Anastase Forget is appointed on May 12th, 1934. On this occasion, the parish of Longueuil leaves the Montreal diocese to be part of new diocese.
In the 1960s, the chancel is refurbished to to meet Vatican II's liturgical requirements; the altar of celebration comes from the 1811 church. In 1961, the main portal's magnificent sculpted pine doors are replaced with aluminium doors and, in 1971, the portal itself is modified during public road works undertaken by the city.
In 1982, the church is raised to the rank of cocathedral in 1982 when the Saint-Jean-de-Québec diocese becomes Saint-Jean-Longueuil diocese. On this occasion, the chancel is again refurbished to include the bishop's throne and part of the chancel's furniture is renewed. In 1984, the building is classified as an "historical monument". In 1997, the chancel is again refurbished to take up its actual look.
The organs
The church's first organ is commissioned, in 1821, to organbuilders George Zingraff and Joseph Bourdon, of Montreal, and installed in a case sculpted by André Achim, of Longueuil, according to the plans prepared by the parish priest, Rev Augustine Chaboillez.
Following the construction of the actual church, in 1886, the 1821 instrument is moved in the new church and installed on a platform behind the main altar. At the same time, the church wardens purchase, for the amount of $3,500, a Mitchell organ that is installed in the middle of the rear gallery. Its large square organcase, not specifically designed for the church, obstructs the rose window of the facade and prevents outside light to enter the church. This mechanical action instrument has 30 stops over two manuals and pedal is, according to parish archives, a souce of pride for the parishioners. Despite three stops and a manual keyboard short, this organ has the same power as the one built some years earlier for the Gesù church, in Montreal. Besides, it has a 16' Montre which adds a majestic depth effect in the large nave.
Apart from the addition of an electric wind system in 1912, no modification has been made to the Mitchell organ until its replacement in 1930.
In 1930, following major renovation works carried out inside the church and in the enlargement of the organ gallery, the parish priest, Monsignor Georges Payette, commissions Casavant Frères to build two new instruments. In order to free the rose window of the facade and to accommodate a larger choir, it is specified that the instrument should be housed in two raised organcases located on both sides of the stained glass window.
The main organ has 35 stops over three manuals and pedal. The console is located near the balustrade and features up-to-date accessories. Part of Mitchell's pipework is reused in the new instrument. The chancel organ has nine stops and, besides having its own console, it is also playable from the main organ console. No pipework from the 1821 organ is reused but Achim's organcase is preserved but it is enlarged and repainted.
The new organs, of Anglo-American style and costing $18,265, are inaugurated on December 11th, 1931 by the young French organist Renée Nizan. It should be reported that during this inauguration recital, only the main organ is utilized.
The Restoration
After more than 70 years of good services, the instrument showed obvious signs of fatigue: the chancel organ had become unplayable and the main organ required important renovation works. Besides leaks in the air reservoirs, silent pipework and general pipework clogging, the organ has tonal weaknesses. Although powerful, the instrument is heavy, doughy, and lacks harmonics mainly in the high-pitched tones. Divisions among themselves show considerable disequilibrium. While the original project called for a mere restoration of worn elements, the project is transformed into a complete sound restructuring following advice expressed by the organbuilding firm of Lévesque-Roussin, chosen to carry out the works. This large-scale plan is aimed at confirming the instrument's symphonic aesthetics while adding more versatility.
The first job is to put the chancel organ back into operation. All mechanical elements are restored and two stops are interchanged in order to give a more asserted character to every division.
Besides a complete renovation of all mechanical system, the replacement of expression motors by new ones in order to obtain a larger magnitude and the complete releathering, the main jobs executed on the main organ are the following:
The project ended with a general revoicing of the instrument executed by Jacques L'Italien, voicer for Lévesque-Roussin. The process is carried out with the aim of achieving equilibrium and brightness, both on the horizontal and the vertical plans. The romantic aesthetics of the instrument are preserved and even confirmed. However, the broad Anglo-American sound of the original organ have gave up their place to distinctly more French and more asserted sound.
The organ is re-inaugurated in May 2008 by Marc D'Anjou, organist at Notre-Dame Basilica-Cathedral in Quebec City, in a program going from Bach to Bédard.
II. Grand-Orgue |
III. Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Montre | 16' | Bourdon | 16' | |
| Montre | 8' | Principal | 8' | |
| 1Flûte harmonique | 8' | Bourdon | 8' | |
| 1Flûte à cheminée | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Prestant | 4' | Voix céleste | 8' | |
| 1Flûte conique | 4' | Flûte harmonique | 4' | |
| Doublette | 2' | Octavin | 2' | |
| 1Mixture 1 1/3' | IV | Progression harmonique 2 2/3' | II-IV | |
| Trompette | 8' | Trompette | 8' | |
| Hautbois | 8' | |||
| Voix humaine | 8' | |||
| Tremolo | ||||
I. Positif |
Pédale |
|||
|---|---|---|---|---|
| Principal | 8' | 1Résultante | 32' | |
| 1Flûte bouchée | 8' | Flûte ouverte | 16' | |
| 1Octave | 4' | Bourdon | 16' | |
| 1Flûte ouverte | 4' | 1Principal | 8' | |
| Nazard | 2 2/3' | 1Flûte (ext) | 8' | |
| Quarte de nazard | 2' | 1Bourdon (ext) | 8' | |
| 1Tierce | 1 3/5' | 1Basse de chorale (ext) | 4' | |
| Clarinette | 8' | Bombarde | 16' | |
| Tremolo | ||||
| 1 | Jeux ajoutés, déplacés, coupés et/ou reconstruits / Added, transferred, cut and/or rebuilt stops |
Grand-Orgue |
Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Principal | 8' | |
| Mélodie | 8' | Bourdon | 8' | |
| 1Prestant | 4' | Gambe | 8' | |
| 1Flûte | 4' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Tremolo | ||||
Pédale |
|
|---|---|
| Bourdon | 16' |
| 1 | Jeux déplacés / Transferred stops |