Peut-on réduire l'empreinte écologique de l'industrie aéronautique? | Réseau de l'Université du Québec

Peut-on réduire l'empreinte écologique de l'industrie aéronautique?

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Alain Cayre (Safran France), Yves Devallée (Safran France), François Garnier (titulaire de la Chaire), Sylvain Boisvert (Safran Canada), François Gagnon et Charles Despins (ÉTS).

2020-01-23

Peut-on réduire l'empreinte écologique de l'industrie aéronautique?

Le trafic aérien mondial, qui connaît une croissance de 4 à 5 % par an, est à l’origine de plus de 2 % des gaz à effets de serre produits par l’activité humaine. François Garnier, professeur-chercheur à l’École de technologie supérieure (ÉTS), compte contribuer à la résolution d’une partie de ce problème en réduisant à la source les particules fines et ultrafines émises par les moteurs d’avion. 

Grâce à la Chaire de recherche industrielle Safran sur le développement de systèmes d’aéropropulsion durables, qui a été inaugurée le 5 décembre dernier à l’ÉTS, le professeur Garnier travaillera avec Safran, un important équipementier de l’industrie aéronautique pour concevoir des moteurs d’avion moins polluants.

« Avant de créer des moteurs moins polluants, il faut bien comprendre les processus physiques et chimiques qui entrent dans la formation des émissions polluantes, que ce soit dans les composants du moteur ou dans le jet propulsif », explique le professeur Garnier. Son équipe de recherche créera des modèles afin de mieux cerner la dynamique des aérosols et leurs précurseurs gazeux. Des données expérimentales permettront aussi de valider les modèles afin que ceux-ci soient les plus représentatifs de la réalité.« Toutes les deux secondes, quelque part dans le monde, un avion équipé d’un moteur Safran décolle. Et, bien que l’aviation civile ait, au cours des dernières décennies, grandement amélioré son efficacité énergétique et réduit ses effets sur la qualité de l’air, la croissance du trafic aérien crée une pression sur l’environnement. Face à cela, Safran explore toutes les pistes qui mèneront vers la réduction de l’empreinte environnementale de l’industrie aéronautique, et notre participation à cette chaire nous y aidera », a déclaré Sylvain Boisvert, directeur général de Safran Canada.

Une norme transitoire de certification existe actuellement pour les particules non volatiles – les émissions de fumée – qui se trouvent aux abords des aéroports, mais elle ne concerne pas les émissions de particules volatiles (vPM). Cela changera bientôt : deux nouvelles normes internationales seront appliquées à partir de 2020 : l’une concerne les émissions de matières particulaires volatiles et l’autre, les émissions de CO2. Les travaux dirigés par François Garnier pourront aider les équipementiers à s’adapter à la nouvelle norme.   

L’industrie aérospatiale mondiale, regroupée au sein de l’Organisation de l’avion civile internationale (OACI), s’est engagée à réduire son empreinte environnementale. Plusieurs projets de recherche dirigés par les chercheurs de l’ÉTS spécialisés en aéronautique portent sur les fronts visés par l’OACI, soit les biocarburants, la conception de moteurs plus économes en carburant, la conception de systèmes propulsifs électriques ou hybrides, la réduction de la masse des avions ainsi que l’amélioration de la gestion des phases de vol. 

À propos de Safran

Safran est un groupe international de haute technologie opérant dans les domaines de la propulsion et des équipements aéronautiques, de l'espace et de la défense. Implanté sur tous les continents, le Groupe emploie plus de 95 000 collaborateurs pour un chiffre d'affaires de 21 milliards d'euros en 2018. Safran occupe, seul ou en partenariat, des positions de premier plan mondial ou européen sur ses marchés. Pour répondre à l'évolution des marchés, le Groupe s'engage dans des programmes de recherche et développement qui ont représenté en 2018 des dépenses totales d’environ 1,5 milliard d'euros. Safran est une société cotée sur Euronext Paris et fait partie des indices CAC 40 et Euro Stoxx 50. Pour plus d’information : Safran

Source :
Service des communications
ÉTS,
17 décembre 2019

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