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Plus de 1 M$ pour un projet de l'UQAT portant sur les grandes cultures biologiques

2022-05-19

Plus de 1 M$ pour un projet de l'UQAT portant sur les grandes cultures biologiques

L'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) confirme sa place parmi les acteurs clés de la recherche en agriculture durable alors qu'elle vient de se voir octroyer une subvention de 1 269 637 $ pour un projet de recherche portant sur les grandes cultures biologiques.

En effet, le projet du professeur en sciences du sol à l'UQAT et directeur scientifique de l'Unité de recherche et de développement en agroalimentaire en Abitibi-Témiscamingue (URDAAT) , Vincent Poirier,figure parmi les 11 projets retenus dans le cadre du tout premier concours du Programme de recherche en partenariat – Agriculture durable du Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies (FRQNT) et du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ).

Intitulé « Services écosystémiques en grandes cultures biologiques : quels potentiels dans les régions périphériques? », cette recherche se veut des plus pertinentes alors que les régions périphériques, dont l'Abitibi-Témiscamingue, sont détentrices d'un large potentiel pour le développement de grandes cultures biologiques ainsi que pour le développement de modèles agricoles et agroforestiers durables. « Malgré le grand potentiel des régions périphériques, ce type de production demeure marginal, notamment par manque de connaissances techniques et scientifiques des pratiques agronomiques à mettre en œuvre selon le contexte pédoclimatique. De plus, la valeur économique des services écosystémiques rendus à la société reste inconnue et c'est pourquoi nous tenterons de combler ce manque de connaissances avec une vision holistique, une approche intersectorielle et une démarche collaborative », souligne le professeur Poirier.

Pour être admissible à cette subvention, la thématique du projet devait également s'inscrire dans la programmation scientifique élaborée par le Réseau québécois de recherche en agriculture durable (RQRAD) qui s'articule autour de quatre axes de recherche permettant la mise en commun des forces vives engagées envers l'accélération du développement des connaissances en lien avec la santé et la conservation des sols et la réduction de l'usage des pesticides dans un contexte de changements climatiques.

Prévu jusqu'en 2026, le projet débutera dès cet été. L'équipe de recherche va mesurer plusieurs variables aériennes et souterraines afin de quantifier les services de régulation du climat et la séquestration du carbone, le contrôle de l'érosion, le maintien de la fertilité, la pollinisation, le contrôle biologique ainsi que la biodiversité.  Les données seront combinées avec d'autres données disponibles puis comparées à celles obtenues dans d'autres régions où le climat actuel est celui attendu en régions périphériques dans un futur proche.  Ces comparaisons permettront de prédire l'évolution des services écosystémiques selon les changements climatiques à venir.

L'équipe de recherche établira par la suite un portrait holistique des services écosystémiques rendus par la production de grandes cultures biologiques et tentera de démontrer quels sont les avantages écologiques et économiques de ce type de production dans le cadre d'une économie verte. Des seuils de références des services rendus, notamment en matière de biodiversité et de séquestration du carbone, pourront par la suite être établis. Finalement, les résultats seront diffusés largement dans les milieux académiques et utilisateurs de la recherche à travers plusieurs activités en présence et en virtuel afin de transcender les frontières régionales.

Pour y parvenir, le professeur Poirier sera accompagné d'une équipe multidisciplinaire composée d'expertes et experts du microbiome, de la séquestration du carbone, de la santé des sols, de la biodiversité, de la régie des cultures, de l'économie écologique, de la gestion des données massives et de l'agroforesterie ainsi que des producteurs et productrices, des agronomes, des agroéconomistes et des technologues. Finalement, une cohorte de cinq étudiantes et étudiants au doctorat travailleront ensemble et de manière transversale durant toute la durée du projet.

Soulignons que la réalisation du projet pourra servir d'exemple de réussite en recherche collaborative et de pilote pour le développement de projets similaires dans d'autres régions du Québec.

Source :
Service des communications
UQAT, 19 mai 2022

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