Restauration minière : un recouvrement multicouche encore performant après 17 ans | Réseau de l'Université du Québec

Restauration minière : un recouvrement multicouche encore performant après 17 ans

Image de l'article

De gauche à droite, ligne arrière en premier : Abdelkabir Maqsoud, cordirecteur de recherche, Marie Guittonny, directrice de recherche, Bruno Bussière, codirecteur de recherche, Louis Imbeau, doyen à la recherche et à la création, Alex Proteau, doctorant, et Isabelle Demers, présidente du jury. (Photo : Mélissa Roy)

2021-05-11

Restauration minière : un recouvrement multicouche encore performant après 17 ans

Les connaissances et les pratiques en lien avec la restauration des sites miniers sont relativement récentes. Prédire les performances à long terme des différents recouvrements utilisés représente un enjeu majeur. Le doctorant en sciences de l'environnement à l'Institut de recherche en mines et en environnement (IRME) de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), Alex Proteau, a consacré son projet de recherche à l'étude de la performance après 17 ans d'un type de recouvrement utilisé pour restaurer les résidus miniers réactifs et limiter la génération de drainage minier : la couverture à effets de barrière capillaire. Sa soutenance de thèse s'est déroulée par vidéoconférence, le 5 mai dernier. 

Plus précisément, monsieur Proteau a étudié l'influence de la végétation et des racines sur la performance d'une couverture à effets de barrière capillaire (CEBC) 17 ans après sa construction. La CEBC est un recouvrement multicouches de type barrière à l'oxygène qui est utilisé dans les climats humides. La performance de cette technique de restauration est basée sur le maintien d'un degré de saturation supérieur à 85 % dans l'une des couches du recouvrement, appelée couche de rétention d'eau, ayant pour effet de limiter la migration de l'oxygène, qui est essentiel à la génération de drainage minier, vers les résidus réactifs sous-jacents.

Quand la nature reprend ses droits
Une fois qu'elles ont été construites, les CEBC sont colonisées par les plantes environnantes. Les racines de celles-ci consomment de l'oxygène et modifient le stockage de l'eau dans la couche de rétention d'humidité. Quels sont les impacts sur la performance du recouvrement? Pour le déterminer, le doctorant a caractérisé les paramètres hydrogéotechniques et la colonisation racinaire de la couche de rétention d'humidité sur vingt-cinq parcelles présentant une végétation variable dans un contexte de recolonisation forestière.

Les résultats obtenus indiquent que malgré la présence de racines à la surface de la fameuse couche, les flux d'oxygène étaient généralement conformes aux critères de performance de la couverture à effets de barrière capillaire. Ils suggèrent aussi que les propriétés hydrogéologiques de la couche de rétention d'humidité n'ont pas été significativement affectées par les racines dix-sept ans après la construction de la CEBC. Toutefois, rien n'exclut qu'avec le temps, les racines puissent éventuellement avoir un impact négatif. Des recherches supplémentaires sont donc nécessaires.

Intitulée « Influence de la végétation et des racines sur la performance d'une couverture à effets de barrière capillaire sur un site minier », la thèse d'Alex Proteau a été réalisée sous la direction de la professeure à l'IRME et responsable des programmes de 1er cycle en environnement minier, Marie Guittonny. Le directeur scientifique de l'IRME à l'UQAT et professeur titulaire de la Chaire industrielle CRSNG-UQAT sur la restauration des sites miniers, Bruno Bussière, ainsi que le professeur et directeur des programmes de DESS en génie minier et de la maîtrise en génie minéral, Abdelkabir Maqsoud, ont agi à titre de codirecteurs.

Source :
Service des communications
UQAT, 6 mai 2021

Toutes les actualités de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue >>>