Lauréats de l'année | Réseau de l'Université du Québec

Lauréats de l'année

Prix d'excellence 2021

Richard Cloutier – Prix d’excellence en recherche et création, volet Réalisation

Biologiste, anatomiste et paléontologue, le professeur Richard Cloutier est spécialiste de poissons fossiles très anciens et de leur évolution. Les travaux de recherche qu’il a dirigés à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) portant sur l’origine des doigts associée à l’évolution des poissons en vertébrés dotés de quatre membres confirme une découverte majeure en paléontologie au retentissement mondial. C’est la découverte en 2010 d’un spécimen complet mesurant 1,57 mètre de l’Elpistostege watsoni au Parc national de Miguasha qui marquera un tournant dans les recherches du professeur Cloutier. Véritable chaînon manquant, ce fossile témoigne parfaitement de l’évolution des vertébrés et de leur passage de l’eau à la terre. Au cours des cinq dernières années, le professeur Cloutier a dirigé toute la recherche relative à l’étude de ce fossile rarissime et complexe, notamment à l’aide des techniques de microtomographie par rayons X. Le professeur Cloutier a su mobiliser la communauté scientifique autour de cette découverte, laquelle fait la lumière sur une période critique de l’histoire de l’évolution. L’exemplarité de ses travaux démontrant cette transition évolutive majeure entre poisson et tétrapodes a d’ailleurs été publiée dans la prestigieuse revue Nature en 2020. Cette publication illustre l’excellence du travail du professeur Cloutier et de sa contribution exceptionnelle au domaine de la paléontologie et des sciences de l’évolution.

Martine Hébert – Prix d’excellence en recherche et création, volet Leadership

En plus d’être professeure à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Martine Hébert est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les traumas interpersonnels et la résilience ainsi que cotitulaire de la Chaire de recherche interuniversitaire Marie-Vincent sur les agressions sexuelles envers les enfants. Ses travaux visent à réduire l’incidence et les conséquences de la violence chez les enfants, notamment en élaborant de meilleures interventions auprès de la population ciblée et en accompagnant les intervenants en leur offrant des outils précieux. Ses projets de recherche ont mis en lumière le large spectre des problèmes émotionnels chez les jeunes confrontés à la violence interpersonnelle. Ils ont également permis d’offrir des interventions sur mesure pour répondre à leurs besoins particuliers, en s’intéressant aux enjeux découlant de leur victimisation, tout en soulignant leurs forces et leurs compétences à surmonter ces évènements de vie difficiles. En collaboration avec les partenaires des milieux de pratique, les travaux de la Chaire ont également contribué à l’élaboration et l’évaluation de programmes de prévention. L’engagement social de Martine Hébert auprès d'une communauté particulièrement vulnérable est remarquable et ses recherches ont une incidence capitale sur l’orientation des pratiques d’intervention et des politiques sociales.

Ève Pouliot – Prix d’excellence en enseignement, volet Réalisation

Sensible au défi de la persévérance scolaire chez la communauté étudiante autochtone et aux besoins des personnes apprenantes aux profils variés pour qui les méthodes d’enseignement dites traditionnelles ne produisent pas les effets souhaités, Ève Pouliot a contribué à l’élaboration d’un programme court en relation d’aide en adaptant deux activités universitaires qu’elle enseignait en présentiel en formule à distance, et ce, bien avant la situation pandémique des derniers mois. Plus spécifiquement, la professeure agrégée au Département des sciences humaines et sociales de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a développé, à l’aide de la designer pédagogique Johanne Rocheleau, une formule d’enseignement hybride combinant différentes approches et outils pédagogiques visant à susciter l’intérêt et maintenir la motivation de la communauté étudiante autochtone. En plus d’une métaphore situant les contenus de cours dans un milieu urbain fictif, cette formule d’enseignement utilise l’approche du récit, la modélisation des connaissances et de multiples activités d’apprentissages collaboratives et individuelles. Avec une approche pédagogique inclusive, novatrice et distinctive, Madame Pouliot contribue activement à faire de l’UQAC un lieu de rencontre des savoirs et des cultures en lui imprimant la souplesse nécessaire pour l’application et la diffusion de ses méthodes adaptées. 

Lise Pelletier – Prix d’excellence en enseignement, volet Réalisation

Depuis son arrivée à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) en 2011, la professeure Lise Pelletier s’implique dans diverses sphères des tâches professorales, en enseignement et en lien avec le développement de programmes, mais aussi comme responsable des programmes d’art-thérapie ainsi que plus récemment à titre de directrice de département. Femme de défis, elle n’hésite pas à contribuer à l’émergence de nouveautés pédagogiques et à élargir les possibles dans l’offre de formation en art-thérapie à l’UQAT. Elle a notamment participé au développement du microprogramme et de la maîtrise en art-thérapie – le seul programme de maîtrise offert en français en Amérique du Nord. La pertinence et la crédibilité de l’offre de formation mise en place se traduisent par la hausse des inscriptions, lesquelles ont quasiment doublé en dix ans. Toujours avec pour objectifs de contribuer à l’épanouissement des personnes, à l’avancement de l’art-thérapie et à l’instauration de pratiques pédagogiques optimales, Lise Pelletier fait partie de ces personnes qui se dévouent par passion et qui s’investissent sans compter. Le naturel de son leadership se caractérise par une approche humaine, égalitaire et bienveillante, contribuant de ce fait à la renommée et au rayonnement de l’UQAT.

Pascal Bernatchez – Prix d’excellence du partenariat

Directeur du Laboratoire de dynamique et de gestion intégrée des zones côtières et professeur à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), Pascal Bernatchez mène des travaux déterminants pour l’avancement des connaissances scientifiques sur la zone côtière du Québec maritime. La Chaire de recherche en géoscience côtière, qu’il a créée en partenariat avec le ministère de la Sécurité publique du Québec, a permis de mettre en place une infrastructure de recherche unique au Québec. Au fil des ans, la Chaire a donné lieu au développement d’un vaste réseau de suivi des changements environnementaux en bordure des côtes de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent et à la mise sur pied de l’un des plus imposants observatoires du littoral au Canada. Aujourd’hui, ce réseau de surveillance des côtes comprend plus de 7300 stations de mesure de l’érosion côtière. La mobilisation que le professeur Bernatchez a su amorcer et maintenir dans le temps est un facteur clé du succès de ce partenariat avec les différents paliers gouvernementaux, les municipalités, les organismes à but non lucratif (OBNL) et les citoyens côtiers. En plus de contribuer à mettre en place des solutions novatrices visant à prévenir et à réduire les risques associés à l’érosion et à la submersion côtières, il a réussi à faire prendre conscience de l’acuité du problème à tous les acteurs publics concernés.

Jinyang Liang – Prix d’excellence de la relève

Professeur à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) depuis seulement quatre ans, Jinyang Liang est déjà un véritable chef de file en imagerie optique avancée. Ses travaux avant-gardistes repoussent les limites de la science dans ce domaine et trouvent des applications qui dépassent les frontières de sa discipline. Ses recherches se consacrent au développement d'instruments d'imagerie optique innovants basés sur la photonique ultrarapide et les techniques de calcul pour des applications dans les domaines de la science des matériaux et la biomédecine. Plus spécifiquement, il a coinventé et développé deux technologies d’imagerie permettant d’améliorer notre compréhension des mécanismes fondamentaux ultrarapides : d’abord, la photographie ultrarapide compressée a permis la mise au point de l’appareil photo le plus rapide au monde avec une vitesse d’imagerie de 10 billions d’images par seconde, puis l’imagerie programmable à bande limitée permettant un contrôle précis et flexible des profils de faisceau laser pour diverses applications. Parallèlement, le professeur Liang a déployé des efforts considérables afin de mettre sur pied deux nouveaux cours portant sur les fondements de l’imagerie optique et les avancées de l’imagerie computationnelle, bonifiant ainsi le programme de formation de l’INRS. Depuis le début de sa carrière, le professeur Liang fait preuve d’une vision de développement scientifique peu commune et ses recherches ont mené à des résultats pionniers avec une portée internationale.

Claude Arbour – Prix d’excellence en gestion, volet Carrière (ex aequo)

Voilà maintenant 30 ans que Claude Arbour œuvre au sein du réseau de l’Université du Québec. Après 21 ans à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), il est à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) depuis maintenant 9 ans. Au fil des ans, ce gestionnaire hors pair a contribué activement à maintenir et à développer la force de ce réseau, autant en termes de la gestion des finances, des études et de la recherche d’un établissement en entier, que du développement de partenariats et d’infrastructures de pointe. Parmi quelques grands projets d’infrastructures qu’il laisse derrière lui, on retrouve la construction du pavillon de la vie étudiante de l’UQTR, la réfection du pavillon Édouard-Asselin du Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie ainsi que la création du laboratoire de confinement 3. Il a également été le maître d’œuvre d’une réingénierie des finances qui a permis à l’INRS de créer un fonds entièrement dédié au développement d’initiatives de recherche. Au-delà de son habileté avec les chiffres, Claude Arbour est d’abord et avant tout un gestionnaire humain, reconnu pour ses capacités à travailler en équipe, dans le respect de l’autonomie et des différences. Il a réussi à laisser sa marque par son leadership, son professionnalisme et son efficience, mais surtout par sa volonté de trouver tous les leviers nécessaires et les marges de manœuvre possibles afin de permettre à son institution d’investir dans son plein développement.

Christine Scott – Prix d’excellence en gestion, volet Carrière (ex aequo) (à titre posthume)

Le parcours professionnel de Christine Scott est unique : d’abord étudiante, puis chargée de projet, chargée de cours, adjointe au décanat de l’École des sciences de la gestion (ESG) et enfin directrice exécutive à la vice-rectrice à l’Administration et aux finances de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Christine Scott a su mener une brillante carrière en visant constamment l’accompagnement des directions tant académiques qu’administratives, en y ajoutant sa connaissance et ses compétences en matière de gestion des ressources humaines. Au fil des ans, elle a su mettre de l’avant ses qualités de leadership et de collaboration afin de déployer des projets avant-gardistes pour l’ESG et l’UQAM. Que ce soit les Jeux du commerce, le positionnement de l’École, l’amélioration des processus facultaires et de gestion des ressources humaines, Madame Scott a contribué à leur rayonnement tant au plan local qu’international. Femme de cœur et de passion, Christine Scott a su se démarquer, dès ses débuts, par sa vision avant-gardiste de l’Université. Elle avait une facilité assez déconcertante à mobiliser les collègues et les membres de son équipe qui adhéraient rapidement à sa vision. Elle fait partie des cadres qui se sont démarqués tout au long de leur carrière par une loyauté et un dévouement sans borne envers l’institution, mais surtout par une soif d’innover et une volonté de remettre en question les façons de faire, tout en ayant à cœur la réussite des étudiants et le bien-être des employés.

Richard Chénier – Prix d’excellence en gestion, volet Innovation

Directeur général et gestionnaire du Centech depuis 2016, Richard Chénier a fait renaître cet organisme à but non lucratif, notamment en spécialisant l’incubateur de calibre mondial dans les Deep Tech – des produits innovants basés sur des avancées scientifiques et sur des innovations technologiques avancées. Sa vision et son ambition hors du commun l’ont amené à élaborer deux solides programmes d’accompagnement pour jeunes pousses de manière à accélérer le développement de projets en concordance avec les besoins du marché et transformer ces dernières en succès d’affaires. Constatant également que les entrepreneurs requièrent davantage qu’un incubateur, mais bien d’un écosystème, M. Chénier a veillé à la mise en place de trois initiatives clés pour répondre à ce besoin : le réseautage et l’émulation en faisant du Centech une organisation ouverte; le Collision Lab pour favoriser l’insertion des jeunes entrepreneurs dans les chaines d’approvisionnement des grandes entreprises; et Boréal Ventures, le premier fonds d’amorçage en capital de risque d’envergure dédié aux jeunes pousses en Deep Tech au Canada. Il est indéniable de constater que l’innovation dont Richard Chénier a fait preuve dans sa gestion du Centech a grandement contribué à l’économie québécoise et à l’avancement de la société, en plus de faire rayonner le Québec sur la scène nationale et internationale.